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 Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)

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Jubé
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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Mar 14 Mar - 19:13

Citation :
Mes yeux se fermaient à moitié lorsque je décidai de m’arrêter d’écrire. Je me levai et me dirigeai vers la cuisine ou je me préparai un petit en-cas bien mérité. Je retournai au salon ou je m’assis confortablement sur le canapé. Je fus tenté un instant d’allumer à nouveau la télévision mais je me retins car je savais bien ce que j’allais y voir et je ne le voulais pas. Saori Kido ne ferait pas intrusion chez moi une nouvelle fois ce soir. Je ramassai donc un magazine qui traînait sur la table basse et me mis en devoir de lire tous les articles.
Soudain, le téléphone se mit à sonner. Je soupirai et me levai pour le décrocher.
-Allô?
La ligne grésillait mais j’entendais une respiration à l’autre bout.
-Allô ! Dis-je plus fort. S’il s’agit d’une plaisanterie, elle n’est pas drôle !
Et je raccrochai, énervé.
Je n’eus pas le temps de retourner au salon que la sonnerie retentissait à nouveau. Je me ruai vers l’appareil :
-Allô !
Toujours la même respiration.
-Parlez maintenant, je n’ai pas que ça à faire. J’allai raccrocher quand je perçus une voix qui venait de très loin, je ne compris d’abord pas ce qu’elle me disait mais je tendis l’oreille :
-Shun ! Shun…
-Oui ? Qui êtes-vous ?
La voix semblait s’éloigner de plus en plus.
-Shun… aide-moi…
Et la ligne fut coupée. J’étais tout retourné. Qui était-ce ? Qui avait besoin de mon aide ? Et surtout, qui avait trouvé mon numéro de téléphone alors que j’avais tout fait pour disparaître ?
Mes pensées se dirigèrent immédiatement vers la puissante fondation Graad. Eux seuls avaient les moyens de retrouver quelqu’un de la sorte.
Je me dirigeai vers mon bureau, ouvris un tiroir et en sorti un petit calepin bruni par le temps. Je le feuilletai rapidement pour trouver enfin le numéro de la fondation.
Je le composai et attendis. La tonalité retentit une fois, puis deux, tout à coup, une voix se fit entendre :
-Bonjour, vous êtes bien à la Fondation Graad. Nos locaux sont actuellement fermés, si vous voulez faire un don pour les victimes du terrorisme, tapez un, sinon, veuillez rappeler ultérieurement. Bonjour, vous êtes bien…
Je raccrochai. Je recomposai à nouveau le numéro et tombai une nouvelle fois sur cette messagerie.
Lorsque je posai une nouvelle fois le combiné, la sonnerie retentit et je décrochai à nouveau vivement :
-Oui ?
-Aide-moi… Shuuun… c’est moiii… ton…
Et la communication fut coupée une nouvelle fois. Ma main descendit lentement vers le sol et lâcha le combiné qui entraîna le socle dans sa chute. Je restai debout, bouché bée. Je connaissais cette voix… Mais ce n’était pas possible, il était mort, ce ne pouvait être lui… Pourtant, j’avais bien reconnu sa voix, comment aurait-il pu en être autrement. C’était Ikki, mon frère…

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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Mer 15 Mar - 1:50

Rhhaaa!!! Mais il n'arrête pas de pondre et je n'ai toujours pas eu le temps de lire (Gald ce n'est plus une fan fic mais un début de roman lol!)!

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Jubé
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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Jeu 13 Avr - 14:12

Citation :
Cher Shun,
Je t’écris bien tardivement et j’en suis désolé. Je n’ai malheureusement pas pu me libérer de mon entraînement. Ici, tout va pour le mieux. L’île est très jolie et il y fait parfois un peu trop chaud. Je me suis fait une amie. Elle s’appelle Esmeralda. Elle est un peu plus vieille que moi mais elle est très gentille avec moi.
Je pense très souvent à toi et je sais que nous serons bientôt à nouveau réunis.
Et toi, comment vas-tu ? L’île d’Andromède est-elle agréable à vivre ? T’es-tu fait des amis ?
Ecris-moi vite !
Tu me manques.

Ton frère, Ikki.


Je tenais la lettre avec force et mon sourire était figé. J’étais tellement heureux de recevoir des nouvelles de mon frère. La lettre était datée de plusieurs mois déjà mais les services postaux devaient avoir beaucoup de mal à arriver jusqu’ici. Je repensais une fois de plus au moment ou nous serions à nouveau réuni et je fus pris de sanglots violents. Mon frère me manquait tellement.

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Jubé
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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Jeu 13 Avr - 15:35

Citation :
-Maître, levez vous !
Daidalos ouvrit un œil, surpris de voir Spika et June à son chevet, et se redressa vivement :
-Que se passe t-il ?
-C’est Shun, Maître, il est fou ! Il a décidé de tenter l’épreuve !
Daidalos n’eut alors pas la réaction escomptée par ses disciples ; il se renfonça dans sa couche et mit ses mains derrière la tête avec un sourire :
-Enfin il se décide, dit-il. Laissez moi quelques minutes, il faut que je m’habille.
Il avait dit ça en se levant, laissant le drap fin glisser lentement sur son torse puissant jusqu’à ses hanches.
June fut alors heureuse de porter son masque, elle n’aurait pas supporter que son maître la voit rougir ainsi. Elle prit Spika par l’épaule :
-Sortons.
Une minute passa durant laquelle Spika et June regardaient en direction de la mer, l’inquiétude se lisait dans les yeux du jeune homme :
-J’ai peur pour lui, il n’est pas assez fort…
-Je sais, répondit June.
Daidalos apparut enfin à la porte, revêtu de son armure :
-Dépêchons nous, je ne voudrais pas rater ça !

Ils se mirent alors en route pour la plage. Au loin, ils apercevaient déjà la roche qui se dressait fièrement dans les flots puissants. La mer, ce jour là, était démontée et les vagues immenses s’entrechoquaient dans une pyrotechnie magistrale.
Reda se tenait debout en contre jour, les jambes bien droites, le regard fier et plein de colère. Ses bras croisés dénotaient une impatience certaine :
-Cela fait dix minutes qu’il est enchaîné la dessous, dit-il à l’intention des nouveaux arrivants. Aucun homme ne peut rester si longtemps sous l’eau.
Sur ces mots, sa lèvre supérieure fendit son visage en deux, dans un rictuse de contentement malsain :
-Il est certainement mort, maintenant ! Quel petit imbécile présomptueux, croire qu’il pourrait gagner cette armure avant moi…
-Je ne vois qu’un imbécile présomptueux ici, dit Daidalos à son attention, et c’est toi ! Ne sens-tu pas ce qui est en train de se passer ? Mon enseignement ne t’a t-il donc rien apporté ?
Reda ne put résister au regard glacé de son maître et baissa les yeux, sentant le rouge lui monter aux joues.
-Depuis l’arrivée de Shun ici, tu l’as toujours vu comme un ennemi… à tord ! Shun est bien plus fort que ce que tu crois…
Soudain, il se tut. Ses élèves se retournèrent au même moment, les yeux rivés sur la roche d’ou émanait une lumière d’abord faible puis de plus en plus aveuglante. Les chaînes qui devaient retenir Shun sous l’eau devinrent iridescentes, le métal rougit comme contraint à une immense chaleur.
Tout à coup, la roche explosa dans un fracas de titan puis plus rien. Juste les vagues et le vent.
Daidalos, June, Reda et Spika se tenaient là, dans l’expectative, ne sachant comment réagir lorsqu’ils virent apparaître à la surface la tête de Shun, puis ses épaules à mesure qu’il sortait de l’eau.
-Maître, j’ai réussi…
Il avait un sourire radieux.

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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Jeu 13 Avr - 21:01

Ca faisait longtemps mais ça valait le coup

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Jubé
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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Lun 17 Avr - 3:42

Citation :
-Mademoiselle, quelqu’un demande à vous voir.
L’homme se tenait droit comme un pic, mal à l’aise dans son costume trop court. Il était manifestement nerveux.
-J’ai demandé à ne pas être dérangée ! Qui que ce soit, débarrassez vous en !
-J’ai bien peur que ce ne soit impossible… Athena…
Je me tenais devant elle, la chienne qui m’avait procuré tant de peines. Celle que j’avais envie d’écraser comme on écrase un animal dégoûtant, du talon, sans même y jeter un regard.

Je m’étais décidé assez rapidement. Je n’avais aucune envie de la voir, pourtant il le fallait. Elle seule pouvait détenir la réponse à cette énigme. Elle seule pouvait être au courant. Elle seule, la dernière personne que j’avais envie de voir, était peut être celle dont j’avais le plus besoin.
J’avis pris mon manteau, enfilé mes baskets et fermé la porte. La rue était fraîche mais il ne pleuvait plus et c’était déjà ça. J’avais couru dans les rues piétonnes encombrées de passants aveugles, de touristes à chapeaux et de chiens en laisse. Les néons éclairaient le monde d’une lueur diffuse présageant d’une nuit proche. Il fallait que je me dépeches avant qu’elle ne quitte son bureau. Je pris un bus, puis un autre qui me déposa devant la station de métro dans laquelle je m’engouffrai en courant.
Le trajet avait été long. J’étais debout, agrippé tant bien que mal à une poignée suspendue. L’air était moite et nauséabond, j’avais toujours exécré les transports en commun. Enfin la porte s’était ouverte et j’étais descendu à l’arrêt Graad.
J’avais couru pour sortir de ce gouffre suintant et m’était retrouvé dehors, la pluie avait repris, plus froide que jamais et les dizaines de parapluies m’empêchaient de voir l’immense bâtiment qui se dressait à quelques mètres.
J’avais enfin réussi à m’extirper de cette danse des baleines et me tenais devant la porte en verre qui s’était ouverte d’elle même.
Et maintenant, elle se tenait la devant moi, dans une de ses éternelles robes de poupée mannequin. Ridicule. Ses longs cheveux étaient attachés en chignon austère sur le haut de son crâne. Elle avait de longues pendeloques aux oreilles et des bagues masquaient ses mains. Son regard était figé dans une attitude d’étonnement et de peur. Car elle savait ce que je pensais d’elle, et que je pouvais la tuer en une seconde si je le désirais. Et ô je le désirais ardemment. Mes mains sur sa gorge, je sentirais les os fragiles se briser et je sourirais au vide de ses yeux… Mais il n’était pas temps pour ça, j’avais besoin d’elle.

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Jubé
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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Lun 17 Avr - 23:51

Citation :
-Shun…
June accourut vers moi et me serra dans ses bras forts. Elle tremblait, peut être d’excitation ou bien de peur.
-Tu as réussi ! Te rends-tu compte ?
Je la regardai, toujours le même sourire aux lèvres et me tournai vers mes autres camarades. Spika était radieux, on lisait dans son regard une fierté nouvelle. Il m’avait toujours beaucoup aimé et je lui avait toujours rendu cet amour. Du premier jour ou nous nous étions serrés dans les bras l’un de l’autre après une chasse éprouvante ou j’avais eu si peur de me faire embrocher. Et cette autre fois ou j’avais tant de fièvre, il m’avait veillé toute une nuit, malgré les entraînements éreintant de la veille et du lendemain. Je lisais toute cette affection qu’il me portait dans ce si joli sourire…
Je me dirigeai vers mon maître quand Reda se positionna devant moi, arrogant, les bras croisés hauts sur son torse gonflé d’un orgueil déplacé :
-Tu parles, tu as réussi à casser une pierre ! Quelle histoire !
Sur ces mots, il figea son regard sur l’océan et positionna ses bras le long du corps, les poings serrés. Soudain, un éclair jaillit de ses poings et le tonnerre explosa dans nos oreilles. La cote rocheuse devant laquelle nous nous tenions se fendit alors en milliers d’écailles et fut rapidement engloutie par les flots.
-Reda ! dit Daidalos d’une voix ferme. Apprends à te taire, impudent. Tu ne sais rien…
Sur ces mots, Reda changea de regard et toute la bile qu’il n’avait pu déverser sur moi se changea en rage contre son maître. Il se jeta à corps perdu, les deux poings tendus mais Daidalos esquiva sans difficulté cette attaque et la retourna contre lui. Il saisit le poing du jeune homme et lui tordit le bras pour le faire s’agenouiller :
-Tu me déçois beaucoup Reda… Je pensais t’avoir appris bien plus que cette arrogance… Tu n’es plus mon élève ; tu partiras ce soir.
Et il lui tourna le dos :
-Shun, suis moi.
J’avançai vers Daidalos et passai tout prêt de Reda, toujours à genoux, les deux mains sur le sol, le regard dans le vide. Sa vie venait de s’écrouler par ma faute. Je me devais de faire un geste vers lui. Je m’approchai et posai la main sur son épaule. D’un mouvement violent, il me repoussa. Il se leva alors, me toisa de haut en bas et me cracha au visage :
-Que je ne te croise plus jamais…
Et il s’enfuit en courant.
-Laisse le partir, Shun, il ne mérite pas ta compassion. Sa blessure est bien plus grande que tu ne le penses. Ce n’est pas le simple fait que je le renvoies chez lui qui l’assomme ainsi ; il est faible et il vient de le comprendre. Maintenant, nous devons partir. Viens.
Je savais bien ou mon maître voulait m’emmener et je tressaillais d’excitation. J’avais passé l’épreuve ultime et j’allais recevoir ce pour quoi j’étais venu.

Nous pénétrâmes dans le sous bois ou il m’avait emmené le premier jour mais le paysage était bien différent sous le soleil nouveau. Les statues tout autour de nous étincellaient d’une énergie nouvelle. Elles ne semblaient plus si ternes mais d’une couleur nouvelle, un blanc majestueux avait remplacé l’anthracite de la nuit. Il me semblait parfois que lorsque mes yeux se portaient sur l’une d’elles, son regard se détournait de moi. C’était comme si elles me fixaient toutes. J’étais impressionné car plus nous approchions du but, plus l’énergie alentour m’envahissait. Le bout de mes doigt me démangeais, mes jambes frissonnaient.
Enfin, nous nous tînmes devant les fières colonnes dressées, liées les unes aux autres par cette chaîne.
L’energie était maintenant palpable autour de nous. Daidalos me fit signe de m’avancer et se tint en retrait.
Soudain, un faisceau de lumière m’aveugla. Puis je sentis une douce chaleur. Je me forçai à ouvrir les yeux pour voir ce qui se passait. Un rai de lumière rouge était apparu sur le sarcophage, puis un autre et encore un. Tout devenait lumineux autour de nous. Le sarcophage se fendait à chaque instant un peu plus pour laisser apparaître cette aura qui avait rosi en s’amplifiant.
Tout à coup, un son doux se fit entendre, d’abord si faible que je cru me tromper mais il s’accentua pour se changer en un chant interprété par un chœur de plus en plus nombreux. J’étais émerveillé par ce spectacle. Je pensais que la beauté avait atteint son paroxysme quand le sarcophage céda entièrement et mes yeux virent alors la plus belle des choses. Une étoile s’abattit sur le temple dans un fracas effrayant me faisant tomber au sol. Quand je me relevai, l’opéra avait atteint son apogée et devant moi se tenait une femme, la plus belle des femmes. Elle tenait en ses bras tendus deux chaînes qui vibraient au son de la mélopée. Cette beauté n’était pas humaine comme je m’en rendit rapidement compte. Elle était faite d’un métal éclatant.
Je fis un pas en avant pour m’en approcher et tendis le bras pour la toucher. Lorsque mon doigt l’effleura, je sentis mes pieds se soulever du sol. Mon corps fut emporté dans le ciel tel un fétus de paille sous la bourrasque. Je n’avais pourtant pas peur, je regardais le sol qui s’éloignait rapidement et je vis une lumière vive se diriger vers moi à très grande vitesse.
Je sentis alors un contact chaud sur les bras que je regardai avec stupeur se couvrir de pièces d’armure, puis mes épaules, mes jambes, mon torse et enfin ma tête.
Je sentis alors à nouveau les effets de l’apesanteur et commençai une longue chute.
J’atterris enfin, un genou à terre. Mon maître se tenait devant moi et me dit, solennel :
-Bienvenue à toi, Shun, chevalier de bronze d’Andromède.

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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Mar 18 Avr - 9:49

C'est marrant ce retour en arrière dans la chronologie ... mais ça reste très prenant pour un fan de Saint Seiya

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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Dim 14 Mai - 3:57

... ca va faire un mois que shun il est en train de secher la....
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Jubé
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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Jeu 18 Mai - 9:44

Citation :
Je me levai ce matin là, le cœur alourdis par une peine intense de devoir quitter mes amis et mon maître. Pourtant, je n’avais plus ma place ici. Mon entraînement était terminé, et il fallait que je parte. Je pensais au visage de mon frère, à la joie que j’aurais en le voyant à nouveau. Car il serait la, lui aussi, j’en étais sur. Il ne pouvait pas avoir échoué alors que moi, si faible par rapport à lui, j’avais réussi. Il serait donc là, j’en étais certain.
J’avais reçu la lettre la veille, elle provenait du Japon. Elle avait été adressée par Saori Kido elle même, m’invitant à la fondation Graad pour un grand concours. Celui ci avait pour premier prix une des très célèbres armures d’or, celle du Sagittaire.
Comme me l’avait expliqué mon maître, elle était l’une des pièces maîtresse dans la hiérarchie du sanctuaire même si le porteur de cette armure avait connu un destin tragique sur lequel Daidalos ne m’avait rien raconté.
J’avais hâte de retrouver la fondation, de revoir mon petit lit, et ce malgré tous les terribles souvenirs qui s’y rattachaient…
Le temps et les épreuves m’avaient fait bien grandir depuis ce voyage en bus. Je n’étais plus l’enfant qui avait quitté son frère les larmes aux yeux, j’étais maintenant un chevalier d’Athéna.
Je m’habillai rapidement car il était déjà tard et je me rendis vers les appartements de Daidalos. Il était déjà debout et m’attendais :
-Alors te voilà prêt ! L’avion est déjà la, il est arrivé très tôt ce matin, regarde.
Je me tournai alors et vit le même petit avion qui m’avait déposé huit ans plus tôt sur cette île effrayante. Je sentais l’émotion m’envahir mais je me retins de pleurer.
-Ne te retiens pas, Shun, la plus belle preuve de courage est de savoir pleurer.
Sur ces mots, il me serra dans ses bras. Je ne pus contenir mes larmes une seconde de plus. Daidalos avait été un ami et un père durant ces années. Il m’avait tant appris et je ne pouvais pas le remercier comme il le méritait :
-Je sais que tu as de la peine, mais je sais aussi que tu es heureux, je me trompe ?
-Je vais retrouver mon frère !
Sur ces mots, mon émotion m’envahit de plus belle.
-Allez, file dire adieu à tes camarades.
Je courai vers la place centrale ou se tenaient June et Spika. Ils m’attendaient manifestement. Je me tournai d’abord vers June :
-Mon amie, je suis triste de te quitter mais je suis heureux car je sais que tu atteindras ton objectif.
-Tais toi et serres moi dans tes bras, me répondit-elle en se jetant à mon coup, emplie de sanglots. Notre étreinte fut longue. Nous nous reprîmes enfin et je me tournai vers Spika puis vers June, lui faisant comprendre d’un regard que je voulais lui parler seul. June s’éloigna donc de quelques pas, feintant l’observation d’un élément très intéressant de l’arbre derrière elle :
-Spika, mon ami… mon tendre ami. Tu as toujours été la pour moi et je ne sais comment t’en remercier…
Il pausa la main sur ma bouche pour me faire taire puis s’approcha lentement de moi avec un sourire. Je pausai alors mes mains sur ses épaules et approchai mon visage à mon tour. Le contact de ses lèvres sur les miennes fut doux et sucré. Certes, ce n’était qu’un baiser chaste, mais c’était mon premier, et j’aimais celui qui me l’avait donné :
-Je ne t’oublierai jamais… Au revoir.
Je ne me retournai pas mais je savais que June avait rejoint Spika et devait le consoler de mon départ. Je montai à bord du petit avion sans un regard en arrière pour dire adieu à l’île qui m’avait fait naître.

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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Jeu 18 Mai - 12:08

TITAN contenttttttttttttttt
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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Jeu 18 Mai - 13:00

JE LE SAVAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS


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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Ven 26 Mai - 14:12

Citation :
J’arrivai tôt le matin, j’avais vu le soleil se lever sur le Japon avec autant d’émerveillement qu’un enfant découvrant pour la première fois qu’il était capable de marcher. L’avion atterrit difficilement et j’avais le cœur au bord des lèvres.
La nausée était toujours présente quand je pausai le pied à terre. Quelle étrangeté tout autour de moi, il y avait des bâtiments partout à perte de vue, des milliers d’humains, tels des fourmis, s’afféraient en tous sens. Mais le plus choquant était cet air doux mais vicié par la pollution ambiante. Sur mon île, la journée était tellement chaude et étouffante, mais l’air y était si pur. Ici, les carburants et les usines déversaient leur odeur âcre et nauséabonde dans l’air gris du matin.
Pourtant j’étais émerveillé. Je regardais chaque chose avec les yeux d’un nouveau né, du sol en béton aux lampadaires encore allumés. Soudain, mes yeux se figèrent. Devant moi se tenait un homme au crane raz que je reconnu immédiatement comme mon bourreau : Tatsumi.
Je me retrouvai face à mes peurs d’enfants, les coups de bâton que j’avais reçu, les brimades, les regards noirs de colère… Je me redressai fièrement, portant sur le dos l’urne de mon armure si durement gagnée. Après tout, je n’avais plus rien à craindre de lui, cet homme qui ne m’était rien.
Il s’avança vers moi avec des yeux que je ne lui connaissais pas. Il me souriait :
-Bienvenue à toi, Shun.
Il tendit la main vers moi et j’eus un mouvement de recul, sans doute quelque réflexe de protection.
-N’aies pas peur… les choses ont changé tu sais…
Il prit mon sac de voyage qu’il porta avec difficulté jusqu’à une immense voiture noire. Il me fit m’asseoir à l’arrière sur les moelleux fauteuils en cuir beige et lui passa à l’avant pour conduire.
La route était longue, j’en profitai pour regarder ce paysage que j’avais quitté huit ans plus tôt. Je ne reconnaissais rien, tout avait changé. Les maisons avaient laissé leur place à des immeubles en verre, les animaux ne pouvaient plus paître car leurs champs avaient été rasés pour faire place à des usines et diverses industries. Une enseigne représentant un cow-boy en jeans me regardait, une cigarette à la bouche. Il se tenait devant un paysage désertique, quelques bœufs derrière lui et il semblait content. Je l’étais tout autant.
Soudain, j’aperçus au loin le clocher que j’avais vu tous les jours durant de longs mois. La fondation se dressait devant nos yeux, menaçante, son ombre obscurcissait tout alentour. La grande grille de métal noir s’ouvrit pour nous laisser entrer.
La voiture ralentit puis s’arrêta. Tatsumi en descendit pour m’ouvrir la porte ; il ne m’avait jamais habitué à tant d’attention et j’en étais perturbé.
Je mis pied à terre, sortant difficilement l’urne de bronze que j’avais refusé de mettre dans le coffre de la voiture.
J’avançai vers l’entrée du bâtiment austère. La porte était ouverte. Je constatai avec amusement que partout sur le chemin, toutes choses avaient changé, mais ici, tout était identique, du sol carrelé de marron au papier peint crasseux. Même la réceptionniste était toujours là alors qu’elle avait manifestement largement dépassé l’âge de la retraite. Elle avait d’ailleurs toujours le même comportement hautain car elle ne m’adressa pas un regard lorsqu’elle me dit que j’étais attendu au bureau de mademoiselle Saori Kido pour m’entretenir avec elle de « sujets importants ». Elle avait prononcé ces derniers mots avec un certain dédain, comme si cela l’ennuyait profondément de ne pas avoir été mise au courant plus précisément. Je lui souris à pleine bouche et la remerciai sur un ton faussement poli et désinvolte. Elle me répondit par un « pfff » de désarroi et retourna à ses paperasses.
Je voulu me diriger vers le couloir qui menait à ma chambre lorsqu’un gamin haut comme trois pommes me fonça dedans. Je baissai la tête pour voir qui il était mais Tatsumi l’avait déjà attrapé par les cheveux pour le molester. Mes yeux passèrent de l’enfant apeuré au visage furieux de Tatsumi et mon sang ne fit qu’un tour. En un éclair j’attrapai le bras de Tatsumi et le lui serrai si fort que j’entendis les os se briser et Tatsumi se mit à hurler.
-Ne touche plus jamais à un enfant de cette manière, lui dis-je, et amène moi au bureau de mademoiselle Kido.
Il se tenait le bras, manifestement très douloureux mais ne me dis rien, effrayé par ma réaction et me conduisit devant la porte noire sur laquelle était accrochée une petite plaque de métal ornementé de dorures florales et sur laquelle était écrit en lettres manuscrites : Saori Kido, président de la fondation Graad.

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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Ven 26 Mai - 17:45

Je suis toujours l'histoire comme un enfant ^^ j'en veux d'autre

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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Ven 26 Mai - 17:54

bebopnoun a écrit:
Je suis toujours l'histoire comme un enfant ^^ j'en veux d'autre
itou
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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Ven 2 Juin - 3:44

y plus?
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Jubé
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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Mar 6 Juin - 14:30

Mauh si, a encore^^

Citation :
Saori Kido avait été très aimable avec moi. J’avais frappé à la porte et elle m’avait ouvert avec un sourire, me proposant un siège immédiatement, ainsi que des rafraîchissements. Nous avions parlé beaucoup, de tout et de rien quand enfin elle en vint aux fait :
-Avant toute chose, je voudrais t’exprimer ma fierté et ma reconnaissance. Je te remercies vivement de nous avoir ramené l’armure de bronze d’Andromède. Comme je te l’ai dit dans le courrier que tu as reçu, la fondation a organisé un grand tournoi qui a pour récompense l’armure d’or du Sagittaire. Vous vous battrez tous les uns contre les autres pour la gagner.
Je la regardais avec des yeux incrédules :
-Nous battre ? Les uns contre les autres ?
-Oui, c’est bien cela, la fondation Graad doit savoir quelle est la force de chaque nouveau chevalier.
-Mais je refuse de me battre à nouveau ! Ne croyez-vous pas que j’ai suffisament souffert durant ces huit dernières années ?
-Calme toi, Shun. Je comprends ton désarroi mais la mission qui vous incombe est bien plus importante que ce que ton esprit égoïste peut concevoir alors tais toi et écoutes.
Elle avait l’air tellement sûre d’elle, tellement forte que je me tus.
-Dés demain, tu iras au Colisée ; c’est une reproduction de celui qui se trouve en Grèce, au Sanctuaire d’Athéna. C’est là bas qu’a lieu le tournoi. Tu y rencontreras les autres chevaliers.
-C’est là qu’a lieu… vous voulez dire qu’il est déjà commencé ?
-Oui, il a débuté ce matin à la première heure. En ce moment même, deux de tes anciens camarades sont en train de s’affronter dans l’arène. Veux tu les voir ?
Elle prit une télécommande et appuya sur un bouton qui ouvrit le buffet derrière moi en deux, laissant apparaître un écran immense qui s’alluma. La caméra était pour le moment figée sur des centaines de personnes entassées dans des gradins, tous plus hystériques les uns que les autres, les bras tendus, le sourire sur tous les visages.
Le présentateur entama alors un discours de présentation:
-Mesdames et Messieurs, bienvenue au tournoi intergalactique organisé par la fondation Graad au profit des déshérités. Vous assisterez ces prochains jours à des combats d’une envergure que vous ne pouvez même pas imaginer. Les hommes qui vont se mesurer les uns aux autres devant vous sont des Chevaliers d’Athéna, plus forts que dix hommes, ils sont capables de briser le sol d’un coup de pied et d’arracher un arbre avec leurs seuls bras nus. Le tirage au sort vient de s’achever, je vais donc vous présenter les deux chevaliers qui vont s’opposer en premier. Les voilà qui arrivent ; Ban, chevalier de Bronze de la constellation du Lionnet et Jabu, chevalier de Bronze de la constellation de la licorne.
Le public se mit alors à vibrer. J’observais non sans émotion les deux jeunes hommes qui s’avançaient sur l’arène. Jabu avait bien grandi. Il portait avec fierté une armure resplendissante, une corne au milieu du front. Lorsque la caméra fit un gros plan sur son visage, je reconnus l’enfant arrogant qu’il avait toujours été. Quant à Ban, il était devenu vraiment immense et portait une armure feu, d’immenses griffes lui protégeaient les épaules et il aurait été vraiment effrayant sans son regard bovin.
L’image disparu soudain de l’écran.
-Tu en as assez vu, je penses. Va te préparer, maintenant.
-Mon frère est-il ici ?
-Non…
-Vous voulez dire qu’il n’a pas…
-Nous n’avons hélas pas encore de nouvelles d’aucun des aspirants de l’île de la mort. Mais je n’y vois aucun mauvais présage car nous n’avons été informé d’aucun décès, alors ne te préoccupe pas de cela et va au Colysée.

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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   Mer 7 Juin - 9:37

Comme on a envie de la gifler la saori

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MessageSujet: Re: Une vie... (ou l'histoire d'un chevalier d'Athena)   

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